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Irruption en début de conseil de la CGT construction, venue interpeller les élus sur les appels d'offres. Loi du marché
La CGT estime que les conditions d'attribution des marchés ne sont pas favorables aux salariés locaux de cette branche. « J'ai des gars à Nantes, à Toulouse, en grand déplacement. Avec le prix de l'essence qui monte, c'est un non sens économique et écologique de les envoyer là-bas, plutôt que de les faire travailler sur place. On ne peut pas continuer à subir cette loi du marché. » Les chantiers dans le bâtiment ne manquent pas. Mais les entreprises répondent au maximum d'appels d'offres des collectivités, pour être certaines d'en obtenir un, quitte à ce que celui-ci se trouve à Strasbourg. C'est donc le problème de l'aménagement du travail, de sa répartition, que posaient les manifestants. Leurs arguments ne sont d'ailleurs pas restés sans effets, puisque le président de la Cuc, Bernard Cazeneuve, a promis d'en discuter plus longuement avec eux. En soulignant que les emplois n'étaient pas épargnés dans le bassin du Cotentin.
Pourtant, le marché des travaux de la station d'épuration a été attribué normalement à l'entreprise la mieux disante. En l'occurrence, l'entreprise Stereau, qui avait soumissionné avec deux autres entreprises. « Nous ne pouvons pas attribuer de marchés en fonction d'un contexte local. C'est totalement prohibé par la loi. Dans ce domaine, les collectivités locales ont une marge de manoeuvre proche de zéro. » Faut-il changer le code des marchés publics ? Peut-être.
Station d'épuration Est. En annexe du précèdent débat, André Rouxel, maire de Tourlaville, qui a connu d'énormes problèmes d'odeurs avec la station, note : « J'espère que nous choisissons non seulement le mieux disant, mais aussi la solution technique la mieux adaptée. Pour 27 millions d'euros, les habitants ne comprendraient pas qu'il y ait de nouveaux problèmes. Nous serons très vigilants sur ce point. »
Abattoir. On ne revient pas sur les malheurs de cette structure, qui a abouti à la perte de nombreux emplois, et à l'abandon de l'atelier de découpe, activité partiellement reprise à Valognes. L'exploitant, la Smanco, a enregistré une nouvelle perte de 156 000 € sur son exercice précédent. Le Cuc a décidé d'éponger le passif, après avoir effacé un déficit de 200 000 € l'année précédente. Une nouvelle réunion des acteurs de la filière, destinée à relancer l'outil, aura lieu le 4 juillet.
Grimesnil-Monturbert. Cette fois, l'acte de naissance de cette Zac, située au sud-ouest de Cherbourg est signé. C'est un nouveau quartier qui sera aménagé, sur une superficie de 38 ha, où l'on construira plus de 850 logements. L'aménagement de cet ensemble est confié à la société Normandie-Aménagement. Le coût prévisionnel de l'opération est de 18 millions d'euros.
Déchets. Visiblement les efforts sur le traitement des déchets portent leurs fruits. Sur les 79 283 tonnes de déchets produits par l'agglomération 2007, 37 % ont été valorisés. Benoît Arrivé, le délégué chargé de la question rappelle qu'en 1997, seuls 17 % étaient remis dans le circuit de production.
Thierry DUBILLOT.
en maternelle : 3 160 enfants rentrent à l'école aujourd'hui.
Ouest-France
hier matin : il sera candidat aux prochaines législatives.
Ouest-France