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Daniel Bosquet, président depuis un mois, et Christophe Legrand, directeur d'Air Com. L'assemblée générale annuelle d'Air Com, vendredi, a été l'occasion de présenter les derniers travaux de l'association à ses membres. « Sur les 48 molécules recherchées, 25 ont été détectées », relève Jean-Paul Goguet, ingénieur à Air Com. Surprise : l'étude révèle que cinq molécules retrouvées dans l'air que nous respirons « sont interdites à la vente depuis plusieurs années ». En 2003, une première analyse avait démontré que la quantité de pesticides inspirées par un homme pendant une journée correspondait, certaines semaines, à la dose que celui-ci aurait absorbée en buvant de l'eau à la limite de la potabilité. Un résultat confirmé cette année. Quel est donc le risque pour notre santé ? « Il n'y a pas de seuil de dangerosité pour les taux de pesticides dans l'air, explique Christophe Legrand, qui se refuse donc à commenter les résultats. Seule certitude, ils sont mauvais pour la santé en cas de trop forte exposition. »
L'association vient également de finaliser un nouvel outil baptisé « inventaire des polluants atmosphériques en Basse-Normandie ». « Il permet d'évaluer la quantité de polluants, comme le monoxyde de carbone, l'ammoniaque ou les métaux lourds, sur une année. » Une cartographie a ainsi été réalisée, à partir de calculs basés sur des données économiques, industrielles, agricoles... Exemple avec l'oxyde d'azote : une carte met en lumière que les villes et les centres routiers sont les plus gros émetteurs. « Ce support permettra également à l'État de voir les leviers sur lesquels il peut agir. »
Concernant l'usine d'incinérations d'ordures ménagères de Colombelle, les relevés de dioxines et furanes, établis entre septembre et novembre dernier, sont faibles.
Air com souhaite aussi sensibiliser ses adhérents (services déconcentrés de l'État, collectivités territoriales, industriels, associations) à la qualité de l'air intérieur. Somnolence, irritation de la peau ou même allergies, l'air que l'on respire dans un espace clos peut avoir des conséquences sur le confort et la santé. « Suite aux recommandations du Grenelle de l'environnement, une obligation de surveillance du propriétaire va être faite », indique Daniel Bosquet, conseiller régional (Verts) et nouveau président de l'association. Écoles, crèches, gares, bibliothèques : Air Com pourrait s'atteler dès l'automne à ces nouveaux chantiers.
Mélanie PAPILLAUD.